L’épargne financière des ménages en 2006-2007 : peu d’actions
26 mai 2008L’Autorité des marchés financiers a publié le 29 avril 2008 sa deuxième cartographie annuelle des risques et des tendances sur les marchés financiers. Elle y analyse la répartition des placements financiers des ménages en 2006 et 2007.
L’assurance vie et l’épargne bancaire traditionnelle sont toujours prépondérants, les placements en actions restent relativement faibles.
Les placements s’orientent toujours en majorité vers l’assurance vie et les produits d’épargne bancaire :
Le reste des placements s’est concentré sur les titres d’OPCVM. Hors contrats d’assurance vie en unités de compte, ils représentent 4 % du total des flux en 2006 et seulement 2 % au troisième trimestre 2007.
Une structure d’épargne financière faible en actions
Fin septembre 2007, le patrimoine financier des ménages français atteint 2700 milliards d’euros, en hausse de 38 % par rapport à 2000.
Dans ce total, la part des actions cotées détenues de façon directe demeure à un niveau très bas (moins de 6 % de leur patrimoine financier), en queue du peloton européen. Mais la part détenue indirectement via des produits de placements collectifs (OPCVM, Assurance vie en unité de compte augmente. Au total, la détention globale d’actions (directe et indirecte) s’est renforcée de façon notable depuis 2002, atteignant ainsi près de 18 % du patrimoine financier à fin décembre 2006.
L’épargne salariale progresse mais reste assez marginale
Les souscriptions nettes de parts de FCPE (Fonds Communs de Placements d’Entreprise) ont atteint 4 milliards d’euros en 2006 et 8,7 milliards en 2007. L’encours total de l’épargne salariale sous forme de parts de FCPE s’est établi à 87,4 milliards d’euros fin 2007. Cette tendance devrait se renforcer dans les années à venir grâce aux avantages fiscaux attachés à leur détention et à cause des craintes quant à la pérennité du système de retraite par répartition.
Le risque d’une allocation inefficiente
Au total, la répartition des actifs financiers des ménages français est globalement très faiblement risquée, puisqu’à fin 2006, 75 % de leurs placements ne comportaient aucun risque en capital. Ce résultat pourrait apparaître rassurant. Il ne l’est pas, explique le rapport de l’AMF.
D’une part, la diversification des placements des ménages semble insuffisante et probablement inadaptée aux horizonsde placement (perte de rendement pour les placements à horizon long de préparation à la retraite…).
D’autre part, la tendance procyclique des investissements des ménages en actions demeure forte. Il en découle selon l’AMF un « risque d’inadéquation systématique des comportements de placement par rapport aux conditions de marché, l’investissement en actifs risqués s’effectuant au moment où les perspectives de rendement sont a priori les plus faibles ». Et inversement…
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